parce que pour une fois qu'on m'envoie un truc sympa où je risque des années de malheurs si je ne fais pas suivre et autres conneries.... (autant dire que les années je les ai cumulé)
Vous êtes du mois de ?
janvier: j'ai couché avec
février: j'ai lavé
mars: j'ai fusillé
avril: j'ai embrassé
mai: j'ai léché
juin: j'ai mis le feu à
juillet: j'ai épousé
août: j'ai découpé
septembre: j'ai frappé
octobre: j'ai fabriqué
novembre: j'ai kidnappé
décembre: j'ai promené
Votre jour de naissance ?
1: Bob l'éponge
2: une petite fleur des champs
3: un séant de jatte
4: Dorothée
5: un poisson rouge
6: un morceau d'emmental
7: un bisounours
8: Hamtaro
9: Paris Hilton
10: une crotte de chien
11: un furet
12: les nibards de Loana
13: une oreille du yéti
14: le vibromasseur de Segolene Royal
15: un nez artificiel
16: Bree van de Kamp
17: un babouin
18: Philippe Bouvard
19: Georges Bush
20: un playmobile
21: une huître d'Arcachon
22: mon coiffeur
23: Lorie
24: un ravioli au fromage
25: un castor obèse
26: Nicolas Sarkozy
27: un frisbee rose fluo
28: un bouchon de champagne
29: un cochon d'inde
30: un toaster
31: un poil
La première lettre de votre prénom ?
A: pour le bien de l'humanité
B: et alors
C: et j'ai eu un orgasme
D: dans l'unique but de sauver le monde
E: car on me l'avait gentiment demandé
F: en chantant Titou le lapinou
G: car il (elle) avait insulté ma sœur
H: et ça pue
I: avant d'être enlevé par un extra-terrestre
J: dans un but purement lucratif
K: car j'aime la vie
L: et je me suis bien marré
M: pour me faire des amis
N: car c'était la dernière volonté de mon grand-père
O: et je me suis fait gronder par maman
P: pour financer mes implants mammaires
Q: car il faisait beau
R: car je suis quelqu'un de gentil
S: et on peut dire que je suis douée pour ça
T: pour un biscuit à la fraise
U: car je suis un sacré coquinou
V: et ce n'était pas mal du tout
W: car je n'ai pas d'amis
X: pour la gloire
Y: et ça m'a un peu saoulé
Z: pour passer le temps
Quelle est votre phrase ???
Jonathan Peter Wilkinson,
Jonny Wilkinson, né le 25 mai 1979 à Frimley, Surrey (Angleterre), est un joueur de rugby à XV anglais. Il joue en équipe d'Angleterre et évolue au poste de demi d'ouverture au sein de l'effectif des Newcastle Falcons.
Date de naissance 25 mai 1979
Lieu de naissance Firmley, Royaume-Uni
Taille 1,78 m
Poids 86 kg
Surnom Wilko
Club Newcastle Falcons
Position
Demi d'ouverture
formé par Rob Andrew, ancien demi d'ouverture du XV de la Rose et actuel manager général des Newcastle Falcons.
En 2003, il est la pièce maîtresse du XV de la Rose et offre la coupe du monde au XV de la Rose sur un drop à la dernière minute de la prolongation contre les Wallabies. Il sera nommé joueur de l'année par l'IRB.
Il est connu pour son
acharnement au travail, passant de longues heures à s'entraîner. C'est efficace : il détient déjà le
record mondial du nombre de points marqués pour l'équipe d'Angleterre avec 1070 points. Mais, depuis la fin de la coupe du monde 2003 il
accumule les blessures : épaule, bras droit, ligament du genou...
Nommé capitaine de l'équipe d'Angleterre en octobre 2004, il ne peut pas non plus honorer cette distinction. Il manque ainsi 30 test matchs (1 169 jours sans le maillot national).
En 2007, il a joué seulement 43 minutes le 27 janvier en club quand Brian Ashton le sélectionne pour débuter le tournoi des six nations 2007. Titulaire, il effectue un retour fracassant, marquant 27 points pour une victoire 42-20 contre l'équipe d'Écosse. Blessé, il ne dispute pas le quatrième match du tournoi contre l'équipe de France.
Une cheville douloureuse le prive des deux premiers matchs de la Coupe du monde de rugby 2007. Le 6 octobre 2007, il rentre encore un peu plus dans l'histoire du rugby en devenant le meilleur marqueur de l'histoire de toutes les coupes du monde confondus après ses 12 points inscrits face à l'Australie en quart de finale.
Le 10 février 2008 face à l'Italie, il entre dans l'histoire en passant la barre mythique des 1000 points inscrits en sélection. Face à l'Ecosse, le 8 mars 2008, il devient le meilleur réalisateur de tous les temps en dépassant le Gallois Neil Jenkins.
Records:
(Au 8 octobre 2007)
Plus grand nombre de:
- points britanniques en matchs internationaux : 1014 (anglais + lions (68 tests - ratio exceptionnel de 14,91 pts/matchs) ; 1e rang mondial)
- points anglais en matchs internationaux : 1000 (en 65 tests)
- points dans un tournoi des six nations : 89 (2001)
- buts en coupes du monde : 49 (1999 + 2003 + 2007)
- points en coupes du monde : 244 (1999 + 2003 + 2007)
- points dans un match du tournoi des six nations : 35 (2001, contre l'Italie)
- transformations dans un tournoi des six nations : 24 (2001)
- transformations dans un match du tournoi des six nations : 9 (2001, contre l'Italie)
- de drops en coupe(s) du monde (sur 1 et plusieurs éditions) : 8 (2003)
- de pénalités dans un match du tournoi des six nations : 7 (1999, contre la France) (avec 3 autres joueurs)
- drops dans un tournoi des six nations : 100 (2003) (avec 3 autres joueurs)
Quelques citations, parmi celles que je préfère de l'auteur qui fut pour moi une réelle révélation:
Tout art est inutile. All art is quite useless.
Un véritable ami vous poignarde en face.
Mon devoir est une chose que je ne fais jamais, par principe.
Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis.
Le pessimiste est celui qui, entre deux maux, choisit les deux.
Je vis dans la terreur de ne pas être incompris.
Le monde est un théâtre mais la pièce est mal distribuée.
J'adore parler de rien c'est le seul domaine ou j'ai de vagues connaissances.
Dieu, en créant l’homme, a quelque peu surestimé ses capacités.
N’importe qui peut sympathiser avec les souffrances d’un ami. Sympathiser avec ses succès exige une nature très délicate.
Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent.
Je choisis mes amis pour leur bonne présentation, mes connaissances pour leur bon caractère et mes ennemis pour leur bonne intelligence. Un homme ne peut être trop soigneux dans le choix de ses ennemis.
Le public est extraordinairement tolérant. Il pardonne tout, sauf le génie.
Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
Une chose n’est pas nécessairement vraie parce qu’un homme meurt pour elle.
L’homme est un animal raisonnable qui se met régulièrement en colère lorsqu’on lui demande d’agir en accord avec les préceptes de la raison.
L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs.
La seule différence qui existe entre un caprice et une passion éternelle, c’est que le caprice dure un peu plus longtemps.
Il y a certaine volupté à s’accuser soi-même. Dés que nous nous blâmons, il nous semble que personne autre n’a plus le droit de le faire.
Il ne faut jamais écouter. Ecouter est une marque d’indifférence vis-à-vis de vos auditeurs.
Le premier devoir dans l’existence, c’est d’être aussi artificiel que possible. Ce qu’est le second, personne ne l’a encore découvert.
On devrait toujours être légèrement improbable.
Les questions ne sont jamais indiscrètes. Mais parfois les réponses le sont.
Rien n’est plus dangereux que d’être trop moderne ; on risque de devenir soudain ultra démodé.
La moralité est l’attitude que nous adoptons vis-à-vis de personnes que nous ne pouvons pas sentir.
Il est absurde d’avoir une règle rigoureuse sur ce qu’on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu’on ne devrait pas lire.
Les amateurs de musique ont ceci de pénible qu’ils nous demandent toujours d’être totalement muets au moment même où nous souhaiterions être absolument sourd.
Il n’est qu’une chose horrible en ce monde, un seul pêché irrémissible, l’ennui.
C’est l’incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume.
Perdre l’un de ses parents peut être regardé comme un malheur. Perdre les deux ressemble à de la négligence.
Aucun crime n’est vulgaire, mais la vulgarité est un crime. La vulgarité, c’est ce que font les autres.
Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires.
Si la vie réelle est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l’imagination.
La conversation doit tout aborder mais ne rien approfondir.
La beauté réelle finit ou commence l’expression intellectuelle. L’intelligence est, par sa nature, une sorte d’hypertrophie ; elle détruit fatalement l’harmonie d’un visage.
Que de choses nous mettrions au rebut si nous ne craignions pas de les voir ramassées par autrui.
On a le droit de juger un homme à l’influence qu’il exerce sur ses amis.
Tout chemin aboutit au même point : la désillusion.
Giacomo Balla,
Fillette courant sur un balcon, h/t, 125x125 cm, 1912, Milan, Galerie d’Art Moderne.
Introduction :
Giacomo Balla (Turin 1871 - Rome 1958), peintre futuriste italien. Il est l’artiste le plus ancien du groupe futuriste. Il s’installe à Rome en 1895. Les peintures qu’il y exécute évoquent les aspects sociaux du monde contemporain (progrès techniques, banlieues industrielles). Après un séjour à Paris où il découvre la peinture impressionniste, il introduit dans ses tableaux une lumière diffuse et une touche fragmentée (La journée de l’ouvrier, 1904). Il signe en 1910 les manifestes futuristes, le 1er, Manifeste des peintres futuristes paraît le 11 février et le 2nd, Manifeste technique de la peinture futuriste le 11 avril. Cependant, il n’adhère au groupe qu’en 1912. Il s’attache alors à l’étude du dynamisme de la couleur et de la lumière ainsi qu’à la vitesse et au mouvement. Il montre une grande richesse d’invention dans la décomposition du mouvement (Fillette courant sur un balcon, h/t, 125 x125 cm, 1912, Milan, Galerie d’Art Moderne ; Dynamisme d'un chien en laisse, h/t, 1912, Buffalo, New York, Albright-Knox Art Gallery ; La main du violoniste, h/t, 52 x 75 cm, 1912, Londres, Collection Estorick.), et de la lumière qui le conduit à des abstractions très colorées (série des Interpénétrations iridescentes, 1912-1913). En 1915, il signe avec Depero le manifeste de la Reconstruction futuriste de l’univers et entama une période de recherches plastiques. Il entreprit alors la réalisation d’objets, expérimentant de nouveaux matériaux. Dans les années 20, il participe à de nombreuses expositions collectives avec le groupe futuriste, mais s’en éloigne dans la décennie suivante et revient à la peinture figurative.
Fillette courant sur un balcon, huile sur toile, 125 x 125 cm, 1912, Milan, Galerie d’Art Moderne est une œuvre futuriste de G.Balla réalisée au cours de la période durant laquelle il s’intéresse tout particulièrement à la vitesse et au mouvement.
Fillette courant sur un balcon, une œuvre en mouvement.
Dans un premier temps, nous allons nous intéresser au mouvement futuriste. Ensuite, nous analyserons l’œuvre afin de saisir comment Balla y a rendu l’idée de mouvement.
I. Le futurisme :
A. Origines et préceptes :
Le futurisme est un mouvement littéraire et artistique italien du début du XXème siècle. Né autour du poète Filippo Tommasso Marinetti. C’est l’un des mouvements d’avant-garde qui a connu le plus de guerres internes et a le plus choqué. Il naît officiellement à Paris par une publication le 20 février 1909 dans Le Figaro du Manifeste du futurisme rédigé par Marinetti et dont les onze points vont faire le tour du monde autour de l’idée centrale d’un modernisme volontaire et agressif, en rupture délibérée avec la tradition. Ce manifeste appelle à libérer l’expression artistique italienne de son immobilisme, cette dénonciation de l’apathie culturelle correspondant à une période où la scène artistique italienne est partagée entre l’obsession d’une domination artistique révolue et l’absence de forces créatrices. Il affirme une approche radicalement novatrice de la création, rejette le passé, exalte le progrès par des valeurs : vitesse, mouvement, violence, guerre « comme hygiène du monde », patriotisme, destruction des musées, mépris de la femme. Soucieux de diffuser leurs idées, les futuristes publient un nombre considérable de manifestes et de tracts. Le mouvement s’exprime fréquemment dans la presse, organise conférences et soirées de propagande prenant appui sur des revues comme Poesia, dont F.T Marinetti est le directeur. Il prend la dimension d’un art de vivre grâce aux membres du groupe qui veulent pratiquer un « art total », étendant leur champ d’action à de nombreux domaines : ameublement, vêtement, cuisine…
B. Dans le domaine pictural :
Les idées de Marinetti trouvent un écho favorable dans le domaine pictural. Le 1er manifeste consacré aux arts plastiques, Manifeste des peintres futuristes publié le 11 février 1910 est signé par l’ensemble des peintres du groupe : Boccioni, Balla, Carrà, Severini et Russolo. Un 2e est publié le 11 avril de la même année, Manifeste technique de la peinture futuriste. Dans ce dernier, subsiste de Marinetti la volonté de rupture moderniste, la question de la forme, le pouvoir spécifique de la couleur et la recherche sur l’espace.
Ces peintres sont tous issus de la dernière génération du divisionnisme italien. Dans un premier temps, la touche divisée demeure l’instrument de leur analyse picturale. En outre, ils sont nourris à leur début de la leçon néo-impressionniste de Seurat et de Signac. Ils réinterprètent le cubisme. Le fractionnement suggère le dynamisme, les angles aigües deviennent signes de vitesse, le dessin se fait vecteur et la couleur échauffement et explosion (Russolo, Dynamisme d’une automobile, 1.40 x 1.06 m, 1912-1913, Paris, Centre Pompidou.).
Les peintres futuristes s’emploient à glorifier l’extraordinaire énergie du monde moderne : frénésie de la vie urbaine et industrielle, action des machines.
Ce qui est en jeu à la surface de la toile : la quête du mouvement, posant la question d’un espace qui a rompu avec l’illusion naturaliste. Elle remet en cause la notion de tableau puisque le spectateur doit être au centre de celui-ci. Le thème de la vitesse est également au cœur des préoccupations futuristes. Ils font le choix de la vitesse comme seul moyen d’appréhender le mouvement, principe essentiel du monde moderne. Ils le restituent par la représentation d’un sujet dans les instants successifs de son évolution dans l’espace et le temps, rappelant le principe de la chronophotographie : le résultat produit vise à une recherche de « sensation dynamique » entraînant la dématérialisation des corps.
C. Fin et fortune :
La 1e guerre mondiale sonne un brutal coup d’arrêt à l’effervescence créatrice du mouvement. Ayant affirmé, dès le manifeste de 1909, un message clairement belliciste, des membres du groupe s’enrôlent dans l’armée à l’image de Luigi Russolo, Filippo Marinetti, Antonio Sant'Elia et Umberto Boccioni. Ces deux derniers meurent en 1916. Cette même année, Carlo Carrà se convertit à la peinture métaphysique de Giorgio De Chirico.
1916, marque la fin de la 1e période futuriste.
Malgré les hésitations ou les contradictions de ses principaux acteurs, la force d’impact du futurisme, à partir du texte fondateur de 1909 est considérable. Il influence de nombreux courants artistiques à l’échelle internationale. En Russie, où le manifeste est connu marss 1909, la vision sociale et l’esprit subversif du mouvement italien inspirent les artistes qui développent des tendances propres comme le « cubo-futurisme » et le rayonnisme. En Grande-Bretagne, il mène à la création du vorticisme…
II. L’œuvre :
« Tout bouge, tout court, tout se transforme rapidement. »
Manifeste technique de la peinture futuriste.
A. Le sujet :
Elle représente une fillette en train de courir. Il s’agit cependant moins d’une fillette que d’une silhouette. En effet, elle se trouve à mi-chemin chemin entre figuration et abstraction.
Pour Balla et le reste du groupe futuriste, le sujet dans l’œuvre d’art est une nécessité, loi suprême d’organisation de la forme et de la couleur. Celui-ci dans Fillette courant sur un balcon, est décomposé en deux fois : d’abord par le jeu de la touche éclatée néo-impressionniste, ensuite par la représentation successive des instants d’un mouvement.
B. Lègues et réinterprétations:
D’abord, on peut sentir dans Fillette courant sur un balcon le lègue du divisionnisme italien dont Balla est issu comme les autres membres du groupe futuriste. C’est une technique qui consiste à décomposer et à juxtaposer des couleurs primaires, au moyen de petites touches, filaments, points ou traits, que l’œil reconstitue dans la synthèse de la perception, avec leurs vibrations lumineuses et leurs abstractions formelles pour une intensité lumineuse inédite et un refus du clair-obscur traditionnel mais sans la rigueur scientifique des peintres français. Cependant, l’aspect de la théorie des couleurs reste constamment soumis au contenu. Alors, Balla et les futuristes qui ont un comportement anarchisant et méprisant tout académisme refusent le sérieux méthodique du divisionnisme.
Puis, Balla lors de l’exposition universelle à Paris en 1900 découvre le néo-impressionnisme. De là, introduit dans ses œuvres dont Fillette courant sur un balcon, une touche fragmentée et une lumière diffuse. Mais Balla en tant que peintre futuriste, rassemble tous les mouvements (du temps, de lieu, de forme, de tonalité chromatique) en une synthèse là où les impressionnistes peignent un tableau pour rendre un moment précis et subordonne la vie du tableau à la ressemblance avec ce moment.
Ensuite, on peut remarquer dans cette œuvre un parallèle entre la décomposition du mouvement de la fillette courant et la chronophotographie. Ce procédé consiste à prendre plusieurs photos dans un temps très court, sur le même négatif. On peut ainsi décomposer le mouvement humain.
Cette idée de décomposition du mouvement est également reprise dans l’œuvre par l’idée cubiste de mettre plusieurs visions différentes sur une même toile. Cependant, ce que les cubistes faisaient avec l’espace, les futuristes et Balla ici, le fait avec le temps. Il s’agit dès lors d’un cubisme réinterprété. Dans l’œuvre, il utilise le fractionnement pour suggérer le dynamisme : touches de couleurs éclatées, alors que les angles aigües deviennent des signes de vitesse: les bras et les jambes forment des sortes de flèches allant toutes dans un même sens donnant une impression d’accélération : ’’»’’.
C. Le rendu du mouvement :
1. Lumière :
Dans l’étude de mouvement de Fillette courant sur un balcon, on observe une tentative de synthèse de la dynamique de la lumière. C’est la décomposition de celle-ci qui ouvre la voie aux éléments formels d’une synthèse non figurative. La lumière est ressentie comme possibilité, à la fois « objective » et « mentale » de décomposer l’image dans un « mouvement lumineux ».
Constituant une analogie formelle avec des essais chronophotographiques qui lui sont contemporains, la silhouette de la fillette en train de courir se multiplie et se dissout dans le jeu rythmique des touches de couleur, du bleu clair jusque dans les verts et du jaune au rouge. C’est l’emploi de couleurs à tons purs employés simultanément, et par contraste, affinés et gradations, qui créent le dynamisme de la couleur.
Selon l’artiste, c’est l’utilisation de la couleur pure et vive qui devrait conduire à la rupture avec l’académisme et à la création d’une sensibilité authentique. Le potentiel d’abstraction de la touche néo-impressionniste à deux dimensions fournissant une impulsion importante pour aller vers la dissolution de la forme d’un objet en mouvement. Ce renvoi tardif à Signac, s’exprime dans la disposition orthogonale de la touche, et est resté unique en son genre dans l’œuvre de Balla.
C’est cette division de la couleur en tâches isolées qui créent l’illusion du mouvement.
2. Vitesse :
Comme dans d’autres tableaux de Balla l’œuvre est ici traversée d’un personnage en course, aux gestes vifs et mouvements furtifs.
Le thème de la vitesse est au cœur des préoccupations futuristes. Ils font ce choix de la vitesse comme seul moyen d’appréhender le mouvement, principe essentiel du monde moderne.
Dans l’œuvre, Balla restitue le mouvement par la représentation d’un sujet dans les instants successifs de son évolution dans l’espace et le temps rappelant la chronophotographie. Cette décomposition du mouvement peut illustrer le point 9 contre le matérialisme naturaliste du Manifeste technique de la peinture futuriste : « que le mouvement et la lumière détruisent la matérialité des corps ». Le résultat produit vise à une recherche de « sensation dynamique » entraînant la dématérialisation des corps et l’éclatement des formes. C’est la décomposition du sujet en une succession de phases juxtaposées qui engendre le mouvement.
3. Dynamisme :
La notion de dynamisme est omniprésente dans l’œuvre. Le motif y est extrêmement simplifié, dépouillé de toutes données anecdotique ou sentimentale, la « mise en page » de l’image est audacieuse et neuve, avec cette évidente valeur dynamique.
C’est une problématique à laquelle les futuristes tentent de trouver une réponse formelle et à laquelle Balla répond ici par le rendu du mouvement : ils découlent de la lumière et de la vitesse. Dynamisme et mouvement semblent indissociables.
Les futuristes conçoivent le monde comme mouvement et en transformation continue. Ils adoptent alors une formule souple, laquelle pouvant saisir à la fois la sensation et le concept, la forme que l’on perçoit et la forme pensée. Elle imite mieux le mouvement continu de la vie.
Pour eux, ce n’est pas seulement l’observation du phénomène de l’objet en mouvement qui fait le dynamisme, ni sa trajectoire d’un point à un autre. C’est la conception des corps interprétés à travers une forme qui synthétise toutes les manifestations de leur relativité entre mouvement absolu et mouvement relatif.
Conclusion :
Fillette courant sur un balcon, est une œuvre unique en son genre dans l’œuvre de G.Balla. La touche fragmentée et la décomposition de l’instant représenté donne une impression de mouvement, de dynamisme.
Elle est dans sa conception et sa réalisation représentative du mouvement futuriste dans sa première phase de recherches, de réflexions et de représentations.
L’Œuvre annonce les recherches de Balla qui la suivent avec la série des Compénétrations iridescentes exécutées entre 1912-1914. Elle a également eu des conséquences dans la naissance de l’art abstrait chez Robert Delaunay, Gino Severini, Piet Mondrian, Kasimir Malévitch, Wassily Kandinsky et Paul Klee.